REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Honneur-Fraternité-Justice
MANIFESTE
Pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines au sein d’une Mauritanie unie, égalitaire et réconciliée avec elle-même.
Nouakchott, le 29 Avril 2013
I) La Question Haratine : l’interminable exclusion
Après plus d’un demi-siècle d’indépendance, la Mauritanie, pays multiethnique et multiculturel par excellence, demeure plus que jamais confrontée au défi de la mise en place d’un véritable contrat social, fondé sur l’appartenance commune à une Nation Unifiée. Toute l’histoire du pays témoigne d’une constante exclusion politique, économique et sociale de larges franges de la population et ce sur la base de leurs origines ou de leur statut social. Plus particulièrement, les Haratines, esclaves ou abid et anciens esclaves ou leurs descendants – composante principale et de plus en plus significative du peuple mauritanien – sont confrontés, davantage que n’importe quelle autre catégorie socio-ethnique, à l’injustice au quotidien, au manque de perspectives et de débouchés, sans compter les pratiques récurrentes de l’état mauritanien moderne, pour les maintenir dans la condition servile de citoyens de seconde zone. Continuer la lecture

La science politique expérimentale est claire : une véritable démocratie ne se résume pas à l’organisation d’un scrutin. Elle se mesure surtout à la qualité des débats qui l’ont précédé.
Le ministère américain des Affaires étrangères a classé la Mauritanie au niveau 2 dans son rapport 2026 sur la traite des personnes.

Ce samedi 10 octobre 2026 de 12h00 à 14h00, une manifestation regroupant les mouvements des droits humains en Belgique ( IRA BELGIQUE, KAVANA, TPMN, SPD et les autres) devant le parlement européen pour demander la libération des prisonniers d’opinions, les parents des bloggueurs et les lanceurs d’alerte.
Mauritanie : des voix s’élèvent pour réclamer la loi Karama contre les violences sexuelles/
Il est des parcours qui résument à eux seuls une rupture historique. Celui de Habi Mint Rabah en est un. Née dans l’esclavage, libérée en 2008 après plus de trente ans de servitude, engagée ensuite dans la lutte abolitionniste et candidate aux législatives de 2018, elle entre aujourd’hui au Parlement mauritanien, en remplacement de Mariem Samba Dieng.
La confirmation en appel de la décision ayant entraîné la déchéance de deux députées issues du mouvement IRA ouvre une nouvelle séquence politique. Condamnées puis graciées par le président de la République, les deux élues perdent néanmoins leur mandat parlementaire. Une situation qui alimente l’indignation de l’opposition et ravive les interrogations sur la portée politique de cette affaire, à l’approche d’un dialogue national annoncé.
Le Parti de la Rénovation et du Travail Global (RAG) a condamné les mesures prises contre ses deux vice-présidentes, Ghamou Achour Salem et Mariem Cheikh Samba Dieng, les considérant comme une violation des droits et des libertés et soulevant des questions sur le respect des règles juridiques et des institutions constitutionnelles.