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24
mars 2007 :
Compte-rendu de l'interview de Messaoud Ould Boulkheir sur Al-Arabiya
Ould
Boukheïr à
la chaîne Alarabiyah : Le Rassemblement des Forces
Démocratique avait voulu conclure un accord secret afin de prolonger
la période transitoire, cela en contrepartie de la Présidence du Conseil
des Ministres;
Messaoud
Ould Boulkheïr,
ancien candidat à l’élection présidentielle en Mauritanie s’en
est pris au Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), au
motif d’avoir prémédité la conclusion d’un accord secret avec le
Conseil Militaire, moyennant l’obtention du poste de Premier
Ministre.
Et Ould
Boulkheïr de déclarer, lors d’un entretien avec Alarabiyah
: « Nous détenons des preuves certaines que le
Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et ses soutiens
étaient prêts à occuper la fonction de Premier Ministre sous une Présidence
prolongée du Conseil Militaire. »
En
réplique aux rumeurs visant son parti après sa décision de soutenir le
candidat Sidi Ould Cheikh Abdallahi, il précise qu’il « n’admettra
pas de surenchère sur son patriotisme ni la sincérité de son engagement
d’opposant », ajoutant qu’il fut le premier à contester Ould
Taya : « Tous m’ont rejoint dans l’opposition, avant le début de
la démocratisation mais il existe des groupes intéressés à semer le doute sur
mon abnégation et mon intégrité par le moyen de journaux rompus à la réclame
et un certain talent dans la déformation de la parole des gens, sur
l’Internet et les messageries de téléphone portables.
Or, se ils souviennent, tous, combien ils s’empressaient de tomber dans
le giron du pouvoir déchu, cela au travers de l’initiative de dialogue d’Ahmed
Ould Sidi Baba, qui inaugura le processus de la reddition, de la
part des prétendus premiers adversaires du régime d’alors. Donc, le Rassemblement
(RFD) a renié des postures où il concevait le plus haut degré de
défi à l’ordre ; ainsi, il ne désignait pas Moaiwiya
Président de la République mais, dès cette initiative, il commença à
l’appeler Président de la République.
Le
leader de l’Alliance Populaire Progresssite
(APP) révèle qu’au lendemain de l’éviction de Ould Taya, il
croyait retrouver, enfin, des camarades parmi les opposants auto-proclamés,
pour coordonner les positions envers le Conseil Militaire
mais « j’ai décelé chez eux l’inverse : des personnes sans principes,
dépourvus d’orientations claires, en déficit d’opposition résolue. Cette
situation m’a déçu et déconcerté. En conséquence, j’ai opté, à cette étape du
cheminement, pour choisir en toute liberté et lucidité, le sens adopté par
mon parti et il n’y a nul regret à cela ».
Source : Sahara Media,
Traduction : Service presse Cridem
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