Breyka Ould M'Bareck la vie
d' un résistant (L'interview)
Originaire
d'Atar, le capitaine Breyka Oul M'Bareck, est, de l'avis général, l'un des
plus valeureux officiers de notre armée. L'homme s'est forgé sur les terrains
de combats, une réputation de fin stratège capable de mettre en déroute
l'ennemi au premier contact.
Ces exploits accumulés dans toutes les batailles et sur tous les fronts ne se
comptent plus (voir document plus bas). Ces ennemis aussi, des aigris et des
jaloux qui, jusqu'au bout, ne lui ont jamais pardonné d'être ce qu'il était
un résistant, qui aura rempli sa mission qui consiste à défendre l'intégrité
de son pays.
Par ailleurs, Breyka Oul M'Bareck dérangeait aussi parce que la cause pour
laquelle il luttait depuis 1964, celle de la composante ( khadhari ) forçait
les lobbies réactionnaires à poser le regard sur un problème qui les
dérangeait En effet, c'est là aussi qu'on retrouve l'autre facette de
l'homme, un anti-esclavagiste pur et dur.
Mais pour ses compagnons, qu'il continue d'appeler affectueusement les
militants, ceux qui connaissent son histoire remplie de courage et de
dévouement, histoire faite aussi de douleurs, et d'espoirs, ils magnifient
l'homme car, comme dit l'un d'eux, nous tous ici, connaissons le prix de son
sacrifice, et la solitude de ses exils mais qui aujourd'hui, dans ce
gouvernement démocratique, qui pense à lui, à tout ce qu'il a donné pour son
pays ?
Le capitaine Breyka Ould M'Bareck a accepté volontiers de répondre à toutes
nos questions avec franchise et parfois passion pour les sujets qui lui
tiennent à cœur.
Pour mieux connaître l'homme nous vous proposons un regard furtif sur son
parcours.
Med
L'entretien :
AVOMM.COM : Depuis votre retour d'exil en juin 2006, bien des choses
se sont passées, pouvez nous parler un peu des espoirs nées du changement,
les acquis et les déceptions ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Tout d'abord permettez-moi, Mohamed,
de saluer ici tous les membres de l'AVOMM pour le combat qu'ils ont mené
toutes ces années et qui a abouti à l'éviction de Ould Taya. Je saisis cette
occasion pour affirmer que le coup d'Etat du 3 août n'est pas l'œuvre
exclusive des militaires, mais une conjugaison de l'ensemble des pressions
extérieures et intérieures qui ont fait chaviré le système et créé les
conditions propices pour le changement. L'AVOMM et les autres Associations y
ont contribué fortement.
Ceci dit, j'ai ressenti une grande déception de voir exclure du gouvernement,
qui devait mener la transition, toutes ces figures qui ont contribué à la
chute du régime totalitaire. Néanmoins les militaires du CMJD avec à leur
tête Ely Ould Mohamed Vall n'ont pas démérité, ils méritent le respect et la
reconnaissance de tout le peuple Mauritanien meurtri par tant d'années de
marginalisation.
Cependant, j'ai été déçu de voir que les problèmes des déportés et du passif
humanitaire, de l'esclavage, ses séquelles et les pratiques esclavagistes
n'ont pas été parmi les priorités du CMJD et de son gouvernement. J'ai aussi
été irrité par le fait que le CMJD s'est abstenu de s'attaquer aux problèmes
relevant de la mauvaise gestion et la gabegie du pouvoir déchu. Malgré la
célérité avec laquelle le gouvernement de transition a mis en place l'IGN
(Inspection générale) aucune poursuite n'a été engagée contre les prédateurs.
S'agissant des élections organisées par le gouvernement de transition, le
CMJD a effectivement respecté le calendrier, toutefois la mise en place de la CENI qui, en réalité,
n'avait pas en charge ses élections et l'intrusion dans notre pays de ce
qu'on appelle les indépendants dirigés par une coordination sous la
bénédiction d'une partie du CMJD sont venus fausser la lisibilité, la
visibilité et l'impartialité de celles-ci.
Avant de terminer je félicite le CMJD d'avoir honoré leur engagement et
d'avoir permis l'avènement d'un président assermenté démocratiquement élu
pour la première fois dans notre pays.
Je félicite le Président Sidi Mohamed O/ Cheikh Abdallahi, pour les actes
forts qu'il a déjà inscrits à son palmarès et qui se sont traduits par un
discours historique à la nation dans lequel il a clairement demandé pardon
aux victimes des dérives du système déchu à savoir la déportation de
plusieurs milliers de nos concitoyens essentiellement halpulars, dépossédés
de leurs terres et reniés dans leur nationalité, sans compter ceux qui sont
morts ou disparus. Et la volonté politique de régler le problème des déportés
et du passif humanitaire et en promulguant une loi criminalisant l'esclavage.
AVOMM.COM : En votre qualité de militant de première heure de la cause
anti-esclavagiste êtes-vous satisfait de la loi incriminant l'esclavage ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck :
Avant de répondre à votre question, je ferai un bref rappel historique
relatif à cette problématique. Le Comité Militaire de Salut National présidé
par le Colonel Mohamed Khouna Ould Haiddalla a promulgué l'ordonnance 81234
du 9 Novembre 1981 portant abolition de l'esclavage en Mauritanie. A l'époque
des instructions très claires ont été données aux autorités administratives
et judiciaires pour son application. Et faites moi confiance quand je vous
dis qu'à l'époque personne ne pouvait déroger à ces instructions. Donc on
aurait pu en finir n'eut été l'arrivée au pouvoir de Taya qui a bloqué le
décret d'application.
Plus tard sous la pression des militants anti-esclavagiste Ould Taya a
promulgué une ordonnance portant sur la traite des personnes, c'était une
tentative de diversion comme il sait en faire, juste avant les élections
prévues la même année. Aujourd'hui, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh
Abdallahi a promulgué la loi criminalisant l'esclavage. Mais le problème, à
mon avis, reste entier dans la mesure où la dimension sociale, culturelle et
économique n'a pas été prise en compte. Convaincu de la bonne volonté du
Président, je me permets de faire des propositions qui à mon humble aideront
à clore ce dossier de façon définitive.
En ce qui concerne l'esclavage, il est nécessaire de désigner une
personnalité connue pour sa probité et rattachée à la Présidence. Une
Commission chargée du recensement de tous les cas d'esclavage en Mauritanie
devra être créée et sera aussi chargée de la lutte contre les pratiques et
les séquelles de l'esclavage. Une agence de réinsertion, d'encadrement et
d'accompagnement devra être créée.
Il serait souhaitable que cette agence soit gérée par des personnalités qui
se sont illustrées dans la lutte contre l'esclavage et qui sont au fait des
tenants et aboutissants de cette problématique.
AVOMM.COM : Que pensez-vous de ce nouveau parti de la mouvance
présidentielle ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Je salue l'arrivée de ce parti en
souhaitant qu'il soit sur le pied d'égalité que les autres, cela est dans
l'intérêt de la stabilité de notre pays. Cependant lors sa formation, ce
parti a été rejoint par plusieurs adhérents des partis formant El Mithaq et
en ma connaissance ce passage ne s'est pas fait de façon réglementaire dans
la mesure où il n'y a pas eu de démission ce qui laisse présager de fortes
turbulences dans la majorité présidentielle, ce qui pourrait distraire le
Président des préoccupations du citoyen ordinaire et serait un grand handicap
face aux menaces qui guettent le pays, drogues, terrorisme etc…
AVOMM.COM : N'êtes-vous pas déçu du manque de reconnaissance par le
pouvoir en place, des officiers qui ont été marginalisés par le système déchu
? Avez-vous entrepris des démarches dans ce sens auprès des nouvelles
autorités ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Déçu oui, parce que le CMJD a raté
l'occasion de régler tous les problèmes des militaires victimes des abus de
1978 à nos jours. C'est pourquoi je fondais beaucoup d'espoirs de voir le
Président s'attaquer à ce problème des forces armées et de sécurité dont la
non résolution pourrait menacer à termes la stabilité du pays et la
fragilisation du processus démocratique. Je m'explique : Vous avez 2
catégories de militaires laissés pour compte. La 1ere catégorie, la moins
dangereuse à mon avis est celle constituée d'hommes de troupes,
sous-officiers, officiers ayant un carnet de pension dont le montant est
dérisoire ce qui est grave c'est que toutes les augmentations opérées ne les
ont pas touchés. La 2eme catégorie, plus dangereuse, plus menaçante est
formée d'hommes de troupe, officiers, sous-officiers qui ont été jetés de la
rue sans droit, sans travail et sans salaires.
Les militaires victimes des événements de 89 à 91 , les militaires accusés
d'être Baathistes, les militaires accusés d'être nasséristes, les militaires
auteurs de la tentative du 8 juin 2003 et enfin les officiers éjectés des
différents comités militaires.
Je saisis cette occasion pour attirer l'attention du Président de la République de
l'importance de la prise en compte de ces problèmes pour l'intérêt suprême du
pays. Je suis convaincu qu'il ne manquera pas de trouver des solutions
rapides.
AVOMM.COM : Vous avez soutenu lors des dernières élections le candidat
Mohamed Khouna Ould Haidalla, aujourd'hui où vous situez-vous ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Actuellement je suis Président du
Réseau Africain pour le Développement Humain Durable, et du Forum Pour la
défense et la Promotion
des Droits de l'Homme et de la
Citoyenneté, car je pense qu'il y a un travail important à
faire pour le renforcement de l'unité nationale et la consolidation du
processus démocratique.
AVOMM.COM : Il y a aujourd'hui des tracts qui circulent, certains
attribués aux harratines et d'autres intitulés Avant-garde civilo-militaire,
pouvez-vous nous parler de ces tracts ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : S'agissant du problème de
l'esclavage, je pense que les insuffisances évoquées existent et demandent
des solutions. Toutefois, je ne suis pas d'accord avec la pratique des tracts
car depuis l'arrivée au pouvoir de Sidi O/ Cheikh Abdallahi, il n'a pas de
censure et la liberté d'expression est assurée. Pour éviter la confusion et
permettre la recherche de solutions, il faut avoir le courage de signer ses
déclarations. S'agissant du second tract, les problèmes évoqués imposent une
meilleure écoute de la classe politique, la société civile et les citoyens.
Enfin, je pense qu'à chaque fois que nous avons des problèmes de cette
nature, il convient de créer une cellule pour l'étude et la proposition de
solutions adéquates.
AVOMM.COM : Pourquoi utilisez-vous le mot Khadhari pour désigner la
composante haratine ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Pour moi le terme harratine perpétue
la dépendance psychologique et morale de l'ancien esclave avec son
environnement esclavagiste. Pour moi la lutte doit commencer par le choix
d'une appellation consacrant une rupture totale avec la pratique et le
vocabulaire esclavagiste. Entre ceux qui utilisent le mot hartani et ceux qui
utilisent le mot arbi asmar, le mot Khadhari dont la race fait référence à la
couleur m'a semblé le plus approprié dans les circonstances actuelles.
AVOMM.COM : Votre combat pour la composante Khadhari n'est-il pas déjà
pris en charge par l'APP et SOS ESCLAVES ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Il s'agit du combat commencé en 1978
par le mouvement El Hor et tous les harratines y ont participé mais à des
degrés différents. Bien sûr, c'est ici l'occasion de saluer l'honorable
performance de mon grand frère Messaoud Ould Belkheir Président de l'APP et
actuellement président de l'Assemblée Nationale, ainsi que mon frère Boubacar
Ould Messaoud Président de SOS Esclaves pour les efforts consentis pour cette
noble cause. Mais, il y a lieu aussi de citer Boidel Ould Houmeid dans
l'action syndicale et politique, le Professeur El Keihel Ould Mohamed El Abd
qui fut Secrétaire Général d'El Hor, ce dernier a publié beaucoup d'ouvrage
sur l'esclavage en milieu maure. Bouh Ould Demba qui fut Secrétaire Général
d'El Hor actions syndicale et politique, Achour Ould Boubou O/ Demba,
Boukhreiss Ould Ahmed, Malick O/ M'Barek, Mohamed Ould Heimer, Achour Samba,
Sgheir Ould M'Bareck, Mohamed Salem Ould Merzoug, Ould Werzeg, Sidi Abdallah
Ould Mahmoud, Abderrahmane O/ Mahmoud, Sidi Ould Messaoud, Amar Ould Ahmed
Deina, Feu Mohamed Lemine Ould Ahmed, Cheikh Ahmed Ould Zahav et la jeune
génération Rchid O/ Mohamed par des publications, Maître Mohamed O/ Leghaf,
Birame O/ Abeid, Dr Heimoud O/ Ramdane, Hemeine O/ Sidi, Ahmed O/ Khlive,
Nave O/ Ahmed Beinane, Lebatt O/ Mohamed, Mohamed
O/ Heimer, il faut citer
aussi les femmes Oumou El Id Fall, M'Barke Sy, Aichetou Mt Alioune, je ne
terminerai pas sans citer feu le Professeur Jaber décédé en Tunisie qui fut
Secrétaire Général d'El Hor et feu Mahmoud O/ Said. Je m'excuse pour ceux que
je n'ai pu nommer ici. J'ai voulu tout simplement montrer que cette lutte a
mobilisé tout le monde et qu'elle continue, malgré la volonté du Président,
car les lobbies réactionnaires et féodaux continuent d'exister.
AVOMM.COM : Parlez-nous de votre perception des journées de
concertations, les points forts, les insuffisances, les espoirs et les
déceptions ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : S'agissant de ces journées, je me
félicite du climat dans lequel s'était déroulé le débat. Et je précise que le
rapport de synthèse a été adopté par acclamation de tous les participants.
Pour ma part, je vous livre ici mes propositions.
Pour rappel ces mêmes propositions ont été formulées dans ma lettre ouverte
de 1990.
Pour le problème des déportés et du passif humanitaire le Président doit
nommer une personnalité connue pour sa probité et directement rattaché à la
présidence, pour éviter les blocages et les retards de la bureaucratie etc…
Et une Commission d'enquête indépendante. En ce qui concerne le retour des
réfugiés, leur installation et leur insertion, il est nécessaire d'associer
toutes les organisations des victimes, Fonadh, Covire, Représentants de
réfugiés, Copeco, et les représentants des associations de la Diaspora AVOMM,
OCVIDH ainsi que les associations des Droits de l'Homme, Commission des
Droits de l'Homme, AMDH ainsi que le READHD (Réseau Africain pour le
Développement Humain Durable), le Forum Pour la défense et la promotion des
Droits de l'Homme et de la
Citoyenneté. A propos de l'Agence, je suggère que le
Président de son conseil d'Administration doit être issu de la société
civile.
Compte tenu de l'unanimité dégagée lors de ces journées de concertations, il
appartient au gouvernement de ne pas décevoir les attentes de toute une
nation.
AVOMM.COM : On vous a vu intervenir lors la conférence sur le renforcement
de l'unité nationale organisée conjointement par NDI et la Commission Nationale
des Droits de l'Homme, selon vous cette conférence a omis de prendre en
charge certains dossiers, si oui de quels dossiers s'agit-il ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Je tiens à féliciter NDI et la Commission Nationale
des droits de l'Homme, car la présence d'experts en matière de règlement de
passif humanitaire de différents continent est une façon assez subtile
d'aider le comité interministériel d'améliorer l'approche qu'il privilégie
pour un règlement satisfaisant du dossier du passif humanitaire et du retour
des réfugiés. J'ai apprécié fortement la manière dont le Président de la Commission Nationale
des droits de l'Homme a introduit le problème de l'esclavage pour la grande
satisfaction des participants. Ceci étant dit, il me semble que le problème
des militaires victimes d'abus de 1978 à 2005 doit figurer en bonne place
dans la recherche de la consolidation de l'unité nationale.
AVOMM.COM : Mon capitaine, si vous le voulez bien évoquons un peu les
années de braises: On ne vous entend pas beaucoup évoquer la chasse aux négro
mauritaniens que le régime Taya a faite de 1986 à 1991, massacrant des
centaines de militaires noirs mauritaniens dans des casernes militaires, est
ce par pudeur ou trouvez-vous une justification à cette horreur ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Ce n'est ni par pudeur, encore moins
par la recherche d'une justification quelconque à cette horreur, je vous
rappelle tout simplement que de 1984 à 1988 j'étais en détention isolée par
le même système qui a commis ces horreurs, j'ai même perdu ma petite fille
M'boirika qui avait neuf ans et qui avant sa mort dans son lit d'hôpital
pleurait et réclamait de voir son père avant de mourir, alors que j'étais
embastillé à Jreida. Le régime de Taya avait refusé d'accéder à la
supplication de cette petite fille mourante, Y a-t- il, à votre avis une
horreur aussi monstrueuse que celle-ci ? Pourtant si vous consultez ma
première lettre ouverte adressée à Taya, je dénonçais tous ces crimes,
disparitions et violations graves des droits de l'Homme et demandais la mise
d'une commission d'enquête indépendante et d'autres mesures. Je vous informe
aussi que je suis membre fondateur de l'AMDH et j'ai participé à ce combat et
ma position n'a fait que se renforcer toutes ces années.
AVOMM.COM : Pensez vous que le président Sidi est libre et gouverne
librement ce pays; quand on voit que des gens que nous accusons formellement
de criminels et dont nous avons les preuves de leurs forfaitures sont encore
aujourd'hui nommés à des postes de choix dans notre armée dite nationale,
qu'en pensez vous ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Pour moi c'est Sidi qui gouverne et
il assume l'entière responsabilité de ses choix. Cependant, il ne faut pas
oublier qu'il est arrivé au pouvoir avec une équipe de militaires et de
civils, on ne peut pas lui demander de s'affaiblir en se débarrassant de ses
alliés, parce que ce sera de l'ingratitude et de l'irresponsabilité et une
fragilisation de la stabilité du pays pour le moment, je suis convaincu qu'il
est conscient de l'impérieuse nécessité de se conformer au serment qu'il a
fait lors de son investiture.
AVOMM.COM : On l'a évoqué plus haut, votre combat pour l'égalité des
races et des ethnies dans notre pays, l'envoyé des nations unies sur les
discriminations en mission en Mauritanie a parlé de quotas dans l'accession à
des postes de responsabilités de ceux qui y sont presque exclus, nous pensons
aux hartanis et aux négro africains certainement lui aussi, partagez vous ce
point de vue de Mr Doudou Diéne ?
Capitaine Breyka Ould M'Bareck : Je partage parfaitement ce point de
vue, je pense que seule une représentativité équilibrée permettra à tous les
mauritaniens de jouir de leur droits et d'être fiers de leur appartenance à
une même nation. Car le partage ici, doit être compris comme le levier
indispensable à la consécration de la cohabitation des communautés de ce
pays. Acquis que nous avions négligé depuis l'avènement de l'indépendance.
AVOMM.COM : Merci Capitaine d'avoir bien voulu répondre à nos
questions.
Propos recueillis par Mariame Kane et Mohamed Dogui
29/01/2008
INFOS
AVOMM