Le Front national de défense de la démocratie (FNDD),
opposé au putsch ayant renversé l’ex-président Sidi Mohamed Ould Cheikh
Abdallahi le 6 août dernier, ne reconnaît pas le nouveau gouvernement
désigné par le Haut conseil d’Etat en Mauritanie.
« Quelqu’un qui ne reconnaît pas le coup d’Etat lui-même ne reconnaîtra pas
évidemment un gouvernement qui en est issu », a déclaré à APA le
président en exercice du FNDD, Boidiel Ould Houmeid, vice-président de
l’ex-parti au pouvoir ADIL. Selon lui, il ne s’agit d’ailleurs ni d’un « gouvernement
politique ni d’un gouvernement de technocrates ».
Ould Houmeid a relevé que les « principaux partis politiques »
dans le pays, y compris le Rassemblement des forces démocratiques (RFD)
d’Ahmed Ould Daddah, n’ont pas participé à cette équipe et que «
seules de petites formations disposant de peu ou pas de députés au Parlement y
siègent ».
Dès l’annonce de la nouvelle équipe, le RFD a rendu
public un communiqué portant exclusion de ses rangs des adhérents qui ont
accepté de faire partie du cabinet formé par les militaires.
Il a en même temps rappelé sa position de boycott de ce gouvernement en signe
de protestation contre la non limitation de la période de transition et la non
précision des intentions de candidatures chez les membres du Conseil.
Le vice-président de ADIL, rappelant avoir travaillé dans
l’administration mauritanienne pendant une trentaine d’années et s’appuyant sur
sa « profonde connaissance des cadres qui évoluent dans le pays », a aussi
estimé que les membres du nouveau gouvernement « n’ont pas l’expérience
qu’il faut ».
Ancien ministre sous Maaouya Ould Taya (1984 – 2005), Boidiel Ould
Houmeid occupait jusque là le poste de ministre secrétaire général de la
présidence de la république avec Ould Cheikh Abdallahi avant d’en être
limogé hier dimanche.
Il a été remplacé à ce poste Mohamed Lemine Ould Guig, ancien premier
ministre de Ould Taya
Le 01/09/08
source : FNDD ( Front National
pour la Défense
de la Démocratie
)
Tiré de www.cridem.org