A.H.M.E.

COMMUNIQUE 31:

 

 

 

 

Cas d’esclavage à Ain Farba: « Mes enfants étaient bien des esclaves d’Ehel Khanvour à Agharghar » dixit Mbarek, père des huit présumés esclaves.


 
LE CALAME: Dans une déclaration aux défenseurs des droits de l’homme, notamment Boubacar Messaoud, président de SOS-Esclaves et Aminetou Mint El Moktar, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Familles (l’AFCF) Mbarek, le père des neuf enfants esclaves dans l’affaire Ain Farba, rencontré à Aioun, a reconnu sans détours que ses enfants (quatre garçons : Mohamed Lemine, Taleb Jiddou, Mohamed El Moktar, Cheikh Oumar et quatre filles : Zeinebou , Ainna, Lveive, Aichatta ) sont bel et bien des esclaves comme leur mère Salka Mint Elemine de Lettou Mint Gardi Ould Taleb Ely dont le mari Mohamed Nouh Ould Khanvour est conseiller municipal dans la commune d’Ain Farba. Le père des enfants a déclaré aussi que les maîtres leur infligeaient, parfois devant lui, toute sorte de mauvais traitements. Aussi, Mbarek a rappelé qu’il a épousé Salka après avoir souscrit à la condition des maîtres de celle-ci, qu’elle ne rejoigne pas le domicile conjugal.

La mère des enfants Salka est devenue malade mentale à cause de leur séparation suscitée par les colportages et fausses informations. Pour les responsables des droits humains, cette histoire révèle bien un cas d’esclavage avéré pour au moins les quatre caractéristiques suivantes :

- Salka a été mariée à Mbarek par ses maîtres sur la base de conditions auxquelles il a souscrit dont principalement l’exigence de rester auprès d’eux dans le village d’Agharghar.

- Sa fille Zeinebou s’est mariée sans son consentement. Son tuteur est Mohamed Nouh Ould Khanvour, l’époux de Lettou Mint Gardi Ould Taleb Ely, la maîtresse de sa maman Salka. Son père ne connaît même pas le montant de sa dot.

- Salka, sa femme habitait dans un taudis à côté de ses maitres pour qui, elle travaillait sans contrepartie et ses enfants servaient à toutes autres occupations comme bergers, domestiques.

- Tentative de Mohamed Nouh Ould Khanvour de convaincre Mbarek de lui donner une procuration attestant que ses enfants ne sont à sa charge que pour leurs bienfaits en contrepartie d’un montant de 150.000 UM et d’aller avec lui le déclarer officiellement au Wali et de dessaisir son fils ainé Mohamed Lemine qui a porté l’affaire devant les tribunaux de cette question. Mbarek a porté plainte pour l’exploitation de ses enfants et de sa femme.

 

 

 

Les ambassadeurs de l'U.E rencontrent les défenseurs des Droits de l'Homme mauritaniens



Les ambassadeurs de l'Union Européenne rencontrent les défenseurs des droits de l'homme mauritaniens L'Ambassadeur-Chef de Délégation de l'UE, SEM Hans-Georg GERSTENLAUER et les ambassadeurs d' Allemagne (SEM Dietmar BLAAS), d'Espagne (SEM Alonso DEZCALLAR Y MAZARREDO) et de France (Michel VANDEPOORTER) se sont entretenus ce 18 mai, avec les principaux représentants des organisations de défense des droits de l'Homme (DDH) afin d'avoir un échange de vues franc et approfondi sur les principales questions inhérentes aux droits fondamentaux en République Islamique de Mauritanie.
Cette rencontre s'est inscrite dans le cadre des réunions régulières entre l'UE et les DDH mauritaniens. Les participants à cette réunion ont traité des principales questions qui préoccupent la société civile et les représentants des DDH, à savoir :
La situation des DDH en Mauritanie
• Les pratiques de l'esclavage et ses séquelles.
• L'adoption d'un cadre légal moderne et équilibré sur la société civile
De la part des DDH, étaient présents:Maître Fatima M'Baye / AMDH (Association Mauritanienne des Droits de l'Homme) ;Mme Aminetou Mint El Moctar / AFCF (Association des Femmes Chefs de Famille) ;M. Mamadou Moctar Sarr / FONADH (Forum National des ONGs Mauritaniennes des Droits de l'Homme et des peuples) ;M. Biram Ould Abeid / IRA (Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie ;Mme Salimata LAM / SOS Esclaves etMme Lalla Aïcha SY / CSVVDH (Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains)


Le calame

 

 

Plus de tabou.


Mercredi soir, la TVM a organisé un débat sur l’esclavage. Une émission inédite, car le sujet était encore jusqu’à récemment encore un grand tabou. Personne ne pouvait en parler. Juste une polémique entre ceux qui disent que le phénomène n’est visible qu’à travers des séquelles et ceux qui défendent sa persistance en séquelles très abjectes.

Autour de la table, deux éminentes personnalités de la lutte des droits humains, Le président de
SOS Esclaves, Boubakar Messoud et l’activiste Aminetou Mint Ely, le président de la commission nationale des droits de l’homme, Koita Bâ Mariam, le député Sidi Mohamed Ould Maham et un professeur de l’université.

Pendant deux heures d’horloge, les invités, naturellement d’obédience différente ont amplement discuté de la question.

Le journaliste animateur, Sidi Ould Nemine, gestion très passable des débats, gagnerait à distinguer entre la direction d’un aussi important débat sur le plateau d’une télévision publique et les petites polémiques de salon où certaines maladresses langagières et peu innocentes sont permises.

Source :Le Calame (Mauritanie)

 

 

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