A.H.M.E.

COMMUNIQUE 23:

 

Un parlementaite du RFD menace ...

 

 

 

Dans une interview accordée hier à la chaîne Al Arabiya, Messaoud Ould Boulkheïr, ancien candidat à l'élection présidentielle en Mauritanie, s'en est pris au Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), au motif d'avoir prémédité la conclusion d'un accord secret avec le Conseil Militaire, moyennant l'obtention du poste de Premier Ministre.


Aussitôt après,
Mohamed Mahmoud Ould Lematt, avocat, député et président du RFD, donc n° 2 du parti après le candidat, téléphone à Khalil Ould Jdoud, afin de lui dire que : « il a donné un coup dur à la campagne de Ould Daddah, et désormais son bureau n'est plus sûr, ni Sahara Media (agence d'information avec laquelle le journaliste collabore), ni son domicile, ni même la rue ».

Khalil, qui est le correspondant à Nouakchott d'Al Arabiya, demande si ce sont des menaces d'atteinte à son intégrité physique, ce à quoi Ould Lematt répond : « oui, et désormais notre réponse ne sera pas seulement par des paroles et des textes ».

Khalil répond qu'il est journaliste, et que tout ce qu'il a fait c'est demander une interview à un leader politique (Ould Boulkheir), qu'il fait son travail et pose des questions, les réponses étant assumées par Ould Boulkheir lui-même. Et le journaliste d'ajouter que le RFD a la possibilité d'user de son droit de réponse, ce qu'ils ont d'ailleurs fait. Ce à quoi Ould Lematt a répondu par une insulte avant de raccrocher.

 Je restitue, là, une conversation téléphonique que j'ai eu ce matin avec mon ami Khalil Ould Jdoud, il va de soit que, par principe, je m'insurge contre toute tentative d'intimidation visant à museler la liberté d'expression.

J'ajoute, et ceci est une appréciation personnelle, qu'il aurait été plus courageux de la part de Maître Ould Lematt de téléphoner à Ould Boulkheir, afin de lui dire sa façon de penser, au lieu de s'en prendre à un journaliste qui ne fait que son métier.

Ce n'est que la troisième fois que Ould Jdoud est agressé dans l'exercice de ses fonctions, la première fois c'était après sa publication d'une enquête financière sur la BACIM BANK, et la deuxième c'était lors de la couverture d'une manifestation organisée par la parentèle de Ould Taya, en face du palais des congrès, dans le but avoué de saboter les Journées Nationales de Concertation.


Hacen O. Lebatt


 

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