A.H.M.E.
ARTICLE 163 :
|
L'option pression populaire planifiée
L´AUTHENTIQUE
Si Sidi Ould Cheikh Abdallahi n'avait pas pris la décision du 6 août 2008, celle limogeant d'un coup tous les généraux de l'Armée, il n'y aurait certes pas eu de coup d'Etat le 6 août, mais une marche populaire machiavéliquement bien planifiée qui devait prendre d'assaut la Présidence de la République le 10 août exactement. L'aveu serait d'un sénateur qui parle d'une centaine de milliers de personnes qui devait être encadrée pour destituer le Chef de l'Etat. Le sénateur qui s'exprimait dans un média nippon, soulignera que la marche populaire planifiée par les députés et sénateurs frondeurs, et qui a été déjouée par le coup d'Etat prévoyait de défoncer les portails de la présidence, même s'il devait y avoir des victimes. Ainsi, l'armée ne serait pas intervenue lorsque le président de la République, selon le sénateur en question, a commis un coup d'Etat contre les institutions parlementaires en imposant les présidents des deux chambres ou quelques textes de loi pour satisfaire ses partenaires politiques, comme le texte de loi criminalisant les pratiques esclavagistes. L'armée ne serait intervenue que quand le Président s'est mis à vouloir toucher aux institutions constitutionnelles et en limogeant la hiérarchie militaire d'un seul coup. Il semblerait que les sénateurs avaient voulu rejeter la loi criminalisant l'esclavage car le texte ne comportait aucun volet économique capable de prendre en charge les besoins de cette frange fragile. Mais le président de la République serait intervenu dans le travail parlementaire pour demander aux élus de l'adopter. Selon le sénateur, ses collèges auraient soutenu, lors d'un "Iftour " avec le président du Haut Conseil de l'Etat, le général Ould AbdelAziz, leur volonté à amender la Constitution pour faire en sorte que le président de la République puisse être destitué par le parlement.
|