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Expulsion de quelques familles haratine
suite à la révélation de leur choix de vote
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Ici
habitaient quelques familles mauritaniennes
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Quelques heures avant le début de élections, on retrouve sur la rue reliant la
mairie du Ksar et l'Hospital Militaire un groupe d'hommes et de femmes, dont
Monsieur "M", déçus et humiliés. Ces familles ont reçu leur avis
d'expulsion sans délais hier soir, de la part d'une personne influante suite à
leurs choix politiques.
Il était samedi 23 mars 2007, à 22 H, quand le propriétaire d'un terrain au
Ksar annonce à huit familles de quitter le terrain, après avoir été convaincu
qu'elles ne renonceront pas à leurs choix politiques lors des élections
présidentielles de demain.
Monsieur "M", entrain de ranger ses affaires pour rejoindre ses amis
ayant déjà quitté le terrain, a décidé de raconter à "Al-Akhbar" tout
le calvaire qu'il a vécu.
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L'administration
interviendra-t- elle pour ces sans
abris?
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Monsieur "M" raconte : " Beaucoup d'hommes nous ont rendu visite
lors de la dernière campagne présidentielle et les visites se sont multipliées
ces derniers jours pour nous mettre la pression et nous imposer certain choix,
mais nous résistons toujours.
Hier, nous avons reçu la visite d'un homme qui dit posséder le terrain dans
lequel nous vivons (nous sommes environs 30 personnes) et a demandé à une jeune
fille innocente sa position politique, elle était naïve et a répondu :"
Nous voterons tous pour le candidat du RFD, Ahmed Ould Dadah" .
Immédiatement, l'homme est entré nous voire pour nous dire : "Vous devrez,
immédiatement, quitter définitivement ce terrain."
Nous avons essayé d'arranger un délai de quelques jours avec lui, mais il a
refusé et a insisté sur notre expulsion... Certaines familles ont déjà quitté
le lieu, quant à moi vous voyez bien ma situation, j'attends encore ..."
Et sur ce que ces familles comptent faire, "M" répond : "Comme
vous le voyez, nous avons commencé à ranger nos affaires et certains de nos
hommes sont partis nous chercher une alternative après être certain que l'homme
ne veut pas nous laisser encore du temps."
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Ici
vivaient 30 mauritaniens avant les élections
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"Al-Akhbar" a essayé de joindre le propriétaire du terrain pour avoir
sa version et ses commentaires, mais il ne nous a pas été possible. Nous avons
également essayé de contacter le Hackem du Ksar qui était injoignable malgré
que ces familles rassurent qu il est déjà au courant de la situation.
Source :Al-Akhbar
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